Vous possédez un compte ?
Connectez-vous pour payer plus vite.
Les fiches techniques des films pour vitrage regorgent de sigles : TLV, TSER, valeur G, EN 12600… Ce glossaire définit chaque terme simplement, puis l'illustre avec une valeur réelle tirée des fiches fabricant SOLAR SCREEN® des films que nous vendons. Vous pourrez ainsi comparer deux films en connaissance de cause.
La transmission lumineuse, notée VLT (Visible Light Transmission) ou TLV en français, est le pourcentage de lumière visible qui traverse le vitrage équipé du film. Plus elle est élevée, plus la pièce reste claire ; plus elle est basse, plus le film est foncé ou réfléchissant. C'est le premier chiffre à regarder si vous ne voulez pas assombrir votre intérieur.
Exemple : le Clarity 333 XC laisse passer 73 % de la lumière visible, alors que le Vista 90 XC, très réfléchissant, n'en laisse passer que 10 %.
La réflexion lumineuse indique la part de la lumière visible renvoyée par le vitrage. La réflexion extérieure mesure l'effet miroir vu de la rue ; la réflexion intérieure mesure le reflet vu depuis la pièce, surtout visible le soir quand l'intérieur est éclairé. Un écart important entre les deux valeurs donne un film très miroir dehors mais discret dedans.
Exemple : le Vista 90 XC réfléchit 64 % de la lumière côté extérieur et seulement 12 % côté intérieur. L'Argent 80 C, lui, est presque symétrique : 60 % à l'extérieur, 58 % à l'intérieur.
La réduction de l'éblouissement exprime, en pourcentage, la baisse de la lumière éblouissante par rapport au même vitrage sans film. Elle est directement liée à la transmission lumineuse : moins le film laisse passer de lumière, plus il réduit l'éblouissement. C'est un critère utile pour les postes de travail sur écran ou les pièces exposées au soleil rasant.
Exemple : le Natural 80 XC réduit l'éblouissement de 81 %, pour une transmission lumineuse de 20 %.
La transmission UV est la part du rayonnement ultraviolet qui traverse encore le vitrage équipé. Les UV sont la principale cause de décoloration des tissus, parquets et objets exposés ; ils ne représentent qu'une petite part de la chaleur ressentie. La plupart des films solaires de qualité descendent à 1 % ou moins.
Exemple : le Total UV 400 affiche une transmission UV de 0 % et, selon sa fiche fabricant, filtre aussi plus de 90 % de la lumière jusqu'à 420 nm, la partie du visible qui contribue elle aussi à la décoloration.
Le TSER (Total Solar Energy Rejected) est le pourcentage de l'énergie solaire totale (ultraviolets, lumière visible et infrarouges) qui n'entre pas dans la pièce, qu'elle soit réfléchie par le film ou absorbée puis réémise vers l'extérieur. C'est l'indicateur le plus direct de l'efficacité anti-chaleur : plus il est élevé, moins la pièce chauffe. Les fiches détaillent aussi la répartition de l'énergie solaire (réflexion, absorption, transmission), dont la somme fait 100 %.
Les fiches SOLAR SCREEN® donnent deux valeurs de TSER, calculées pour deux types de vitrage de référence. Le résultat réel dépend donc de votre vitrage (simple ou double, clair ou teinté) : c'est pourquoi nos fiches produit affichent une fourchette « selon vitrage ».
Exemple : l'Argent 80 C (pose intérieure) affiche 80 % et 75 % ; le Chrome 285 XC (pose extérieure) affiche 84 % et 90 %.
Le facteur solaire, ou valeur G, est la fraction de l'énergie solaire qui pénètre réellement dans la pièce : la part transmise directement, plus la chaleur absorbée par le vitrage puis réémise vers l'intérieur. Il s'exprime entre 0 et 1 (ou en %) : plus il est bas, plus le vitrage protège de la chaleur. Il évolue en sens inverse du TSER.
Exemple : le Chrome 285 XC a une valeur G de 0,14 ; l'Argent 80 C de 0,20 ; un film peu teinté comme le Steel 50 C de 0,59.
Le coefficient d'ombrage compare l'énergie solaire qui traverse le vitrage équipé à celle qui traverse un verre clair simple de référence. Un coefficient de 1 correspond à ce verre de référence ; plus la valeur est basse, plus le film « fait de l'ombre ». C'est un indicateur plus ancien que la valeur G, encore très présent sur les fiches techniques.
Exemple : l’Argent 80 C a un coefficient d'ombrage de 0,2, le Steel 50 C de 0,6.
La valeur U (ou coefficient de transmission thermique, en W/m².K) mesure la quantité de chaleur qui traverse le vitrage par degré d'écart entre l'intérieur et l'extérieur. Plus elle est basse, plus le vitrage isole, ce qui compte surtout en hiver. Un simple vitrage nu se situe autour de 5,8 ; la plupart des films solaires ne la modifient que légèrement.
Exemple : l'Argent 80 C affiche une valeur U de 5,1, contre 3,8 pour le Solar 80 C, film d'isolation thermique.
Un film à faible émissivité (Low-E) possède un dépôt métallique qui renvoie vers la pièce une partie des infrarouges de grande longueur d'onde, c'est-à-dire la chaleur émise par le chauffage et les occupants. Il limite ainsi les pertes en hiver tout en bloquant le soleil en été : il agit dans les deux saisons, ce que mesure la baisse de la valeur U.
Exemple : le Solar 80 C est présenté par le fabricant comme un film qui « isole du froid en hiver et de la chaleur en été » : valeur U de 3,8 et TSER de 82 % / 86 %. Sa fiche impose un vernis de protection sur les bords après la pose, pour éviter l'oxydation des métaux.
Le choc thermique est la casse d'un verre due à un écart de température trop fort entre le centre de la vitre, chauffé par le soleil, et ses bords, restés froids dans la menuiserie. Un film qui absorbe beaucoup d'énergie augmente la température du verre, donc ce risque, en particulier sur certains doubles vitrages, verres teintés ou feuilletés et grandes surfaces. Chaque fiche SOLAR SCREEN® comporte un tableau de conseils d'application (oui, prudence, déconseillé) par type de vitrage.
Exemple : sur la fiche de l’Argent 80 C, ces conseils valent pour une surface vitrée jusqu'à 2,5 m² ; au-delà, le fabricant recommande une analyse de choc thermique. En cas de doute, demandez-nous conseil avant la pose.
Dans la gamme SOLAR SCREEN®, les références terminées par « C » se posent côté intérieur de la vitre, celles terminées par « XC » côté extérieur. Un film intérieur est protégé des intempéries et dure plus longtemps. Un film extérieur arrête la chaleur avant qu'elle ne traverse le verre, ce qui le rend souvent plus efficace sur double vitrage ; il reçoit une couche de surface plus résistante.
Exemple : l'Argent 80 C (intérieur) est garanti 12 ans par le fabricant ; le Platine 60 XC (extérieur) jusqu'à 7 ans, avec un TSER de 66 % / 71 %.
Un film statique ne comporte pas de colle : il adhère au verre par simple contact, grâce à la souplesse de son support en PVC. Il se pose facilement, se retire sans laisser de résidu et convient aux locataires ou aux usages temporaires. Ses performances et sa garantie sont en général inférieures à celles d'un film adhésif.
Exemple : l'Alu 50 Statique (100 µm, garantie 2 ans) laisse passer 49 % de la lumière et rejette 59 % / 55 % de l'énergie solaire. Le Mat Frost PVC Static en est la version dépolie.
Un film miroir sans tain est un film métallisé très réfléchissant : depuis le côté le plus lumineux, on voit un miroir ; depuis le côté le plus sombre, on voit à travers. L'effet dépend donc de la lumière : de jour, il masque l'intérieur ; la nuit, pièce éclairée, il s'inverse. Il réduit aussi fortement la chaleur.
Exemple : le Vista 90 XC combine 64 % de réflexion extérieure, 10 % de transmission lumineuse et 82 % / 86 % d'énergie solaire rejetée.
Un film dépoli (ou opalescent) imite le verre sablé : il diffuse la lumière et brouille la vue, sans plonger la pièce dans l'obscurité. Il protège l'intimité de jour comme de nuit, dans une salle de bain, un bureau ou une cloison vitrée. Il n'est pas conçu en priorité pour bloquer la chaleur.
Exemple : le Mat White PET laisse passer 69 % de la lumière et ne rejette que 29 % de l'énergie solaire.
Un film de sécurité est un polyester épais, souvent multicouche, associé à un adhésif renforcé. En cas de choc, d'effraction ou d'explosion, le verre se brise mais les éclats restent collés au film, ce qui limite les blessures et retarde l'intrusion. Son niveau de protection est attesté par des normes d'essai (EN 12600, EN 13541).
Exemple : le Safe 4 C, transparent (85 % de lumière), mesure 120 µm et est classé EN 12600 2B2.
La norme européenne EN 12600 classe la résistance d'un vitrage à un choc humain grâce à un essai au pendule lâché depuis trois hauteurs : 190 mm (classe 3), 450 mm (classe 2) et 1 200 mm (classe 1, la plus exigeante). La lettre indique le mode de rupture : B signifie que le verre se fissure mais que les fragments restent solidaires. Un classement « 2B2 » correspond à un vitrage qui a résisté de façon sûre à la hauteur de 450 mm, avec une rupture de type B.
Exemple : le Safe 4 C est classé EN 12600 2B2.
La norme EN 13541 classe la résistance d'un vitrage à la pression d'une explosion, en quatre classes de ER1 à ER4 (ER4 étant la plus élevée). Elle concerne les bâtiments sensibles : administrations, commerces exposés, sites industriels. Un film qui revendique cette norme doit être testé posé sur un vitrage.
Exemple : le Clear 17 C, composé de quatre couches de polyester de 100 µm (485 µm au total), est conforme à EN 13541 ER1 tout en laissant passer 86 % de la lumière.
Le classement M est le système français de réaction au feu des matériaux, de M0 (incombustible) à M4 (facilement inflammable). M1 signifie « non inflammable » : le matériau peut brûler au contact d'une flamme mais ne l'entretient pas. Ce classement est souvent demandé dans les établissements recevant du public ; les Euroclasses européennes le remplacent progressivement.
Exemple : l’Argent 80 C et le Vista 90 XC sont classés M1 sur leur fiche fabricant.
La laize est la largeur du rouleau de film. Elle détermine la plus grande vitre que l'on peut couvrir d'un seul tenant, sans raccord visible. Choisissez une laize au moins égale à la plus petite dimension de votre vitre, en gardant une petite marge pour la découpe.
Exemple : l'Argent 80 C existe en laizes de 92, 122, 152 et 183 cm ; le Vista 90 XC uniquement en 152 cm.
Le mètre linéaire (ml) est la longueur de film déroulée dans une laize donnée. La surface obtenue est égale à la longueur multipliée par la laize. Nos films sont vendus au mètre, découpés dans des rouleaux complets dont la longueur figure sur la fiche fabricant.
Exemple : 3 mètres linéaires de Argent 80 C en laize 152 cm couvrent 3 × 1,52 = 4,56 m². Le rouleau complet de ce film mesure 30,5 m.
Le micron, ou micromètre (µm), est l'unité d'épaisseur des films : 1 µm = 0,001 mm. Un film solaire courant mesure 50 à 75 µm ; un film de sécurité dépasse 100 µm, car c'est son épaisseur qui retient les éclats. Plus un film est épais, plus il est rigide et plus sa pose demande de soin.
Exemple : l'Argent 80 C mesure 50 µm, le Safe 4 C 120 µm et le Clear 17 C 485 µm.
Données techniques : fiches fabricant SOLAR SCREEN® ; rédaction : Équipe Teintée+, poseurs de films depuis 2005.